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JURI FIDELIS - AVOCATS VERSAILLES

Allègement de l’information des salariés : un cadre simplifié pour sécuriser les cessions d’entreprise

Publié le : 24/06/2026 24 juin juin 06 2026

La transmission d’entreprise demeure un moment particulièrement sensible pour les dirigeants, tant au plan stratégique que procédural. La loi de simplification de la vie économique, publiée le 27 mai 2026, reconfigure le régime d’information préalable des salariés en cas de vente de fonds de commerce ou de cession de la majorité du capital, avec un objectif affiché d’allègement des contraintes formelles et de sécurisation des opérations.

Ce texte recentre le dispositif issu de la loi Hamon et en aménage les modalités pratiques. Les entreprises doivent, en conséquence, réévaluer leurs obligations avant toute opération conclue à compter du 27 juillet 2026.

Quelles entreprises demeurent soumises à l’obligation d’information des salariés ?

Le champ d’application du mécanisme est significativement restreint. Jusqu’à présent, l’obligation concernait les entreprises de moins de 50 salariés ainsi que celles employant entre 50 et 250 salariés lorsqu’elles étaient dépourvues de comité social et économique.

Désormais, seules les entreprises de moins de 50 salariés restent tenues d’informer individuellement leurs salariés en cas de projet de cession. Les structures comprises entre 50 et 250 salariés sortent du périmètre du dispositif, indépendamment de l’existence d’un CSE. Ce recentrage réduit substantiellement le nombre d’opérations soumises à cette formalité spécifique.

Le principe demeure inchangé : l’information vise à permettre aux salariés de présenter, le cas échéant, une offre de reprise. Toutefois, le législateur a entendu limiter cette contrainte aux plus petites entités.

Comment les délais et les sanctions sont-ils réaménagés ?

La réforme modifie également l’économie temporelle du dispositif. Le délai minimal entre l’information des salariés et la réalisation de la cession est ramené d’au moins deux mois à un mois. Cette réduction vise à fluidifier les opérations de transmission et à limiter les périodes d’incertitude.

En cas de manquement, la sanction encourue est notablement atténuée. L’amende civile maximale est désormais plafonnée à 0,5 % du montant de la vente, contre 2 % auparavant. Cet allègement participe d’une logique de proportionnalité et de sécurisation juridique des cessions.

L’ensemble de ces nouvelles dispositions s’applique aux ventes et cessions conclues à compter du 27 juillet 2026, imposant aux praticiens d’intégrer sans délai ces paramètres dans la structuration des opérations.

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